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Modifiée le 11 février 2021

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Monique se souvient…

de personnalités qui ont jalonné son enfance au Châtelet

Mon père devait avoir des rapports professionnels avec Mme Dollfus et les gens du château. La maîtresse des lieux faisait des cadeaux aux enfants à l’occasion de leur communion.

J’étais copine avec les enfants du notaire Bracquemond chez qui j’allais jouer.

Les commerces au Châtelet étaient nombreux. Je me souviens : du café des sports, chez Marty ; de la boulangerie et de son odeur de pain chaud (grosses miches de pain et des sucreries. Le  marchand de journaux et la pharmacienne se trouvaient place du puits de l’Echelle ; Mme La Chèvre, fabriquait des médicaments et des pilules d’eucalyptus. Elle était épatante.

En face de la boulangerie, on trouvait l’huissier, le salon de coiffure et une mercerie.

Sur la nationale, il y avait la boucherie Bonnet, une boucherie chevaline, le tapissier, M. Renard. La poste était tenue par Melle Bourette très amie avec Melle Guyot, l’institutrice.

  1. Brun, possédait une scierie derrière la poste. Il faisait régulièrement la navette entre Fontainebleau et Le Châtelet. Il emmenait les jeunes, scolarisés au collège et au lycée, en début de semaine et les ramenait le samedi au village, avec son camion. La boutique Caïfa vendait du lait. Venait ensuite une autre scierie, le docteur N’Guyen et la gendarmerie.

Ma mère avait l’habitude de faire bouillir chaque semaine, sa lessive et je me souviens que Mme Vilpelle, qui était laveuse professionnelle, venait chercher ce linge qu’elle chargeait dans une brouette et se rendait au lavoir pour terminer ce travail ; puis elle remontait courageusement la côte non sans difficulté. [NDLR : Mme Vilpelle était l’épouse d’Auguste Vilpelle, maire du Châtelet de 1919 à 1929]

Les trimards [les trimardeurs] cherchaient du travail, allant de ferme en ferme ; mon père les accueillait ; et après services rendus, ils mangeaient à la maison et couchaient dans la grange, jusqu’au jour où ils mirent accidentellement, le feu à la paille. Ces personnes ne se lavaient pas tous les jours et ne sentaient pas toujours très bon.

Plus tard, à partir de 1941/1942, je suis allée au collège et au lycée à Fontainebleau où j’étais pensionnaire chez une vieille amie de la famille et j’ai poursuivi mes études jusqu’au bac en philo.

En 43 ou 44, mon père a obtenu sa mutation à Fontainebleau.

En emménageant dans cette ville, il fut moins libre et moins heureux qu’au Châtelet où il vécut de belles heures.

Après le bac, je suis devenue enseignante. J’ai effectué des remplacements durant 5 ans.

Je fus nommée pour la première fois à Bagneaux dans une classe de CP.

J’étais seule dans l’école, sans téléphone ; s’il m’était arrivé quelque chose, je ne sais pas comment je m’en serais sortie.

J’ai terminé ma carrière en tant que directrice à Fontainebleau.

Souhaitons à Monique Leroux (née Michel) de longues et belles années.

André Mary

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